Saint Nicolas

Mort et héritage

Selon plusieurs sources, saint Nicolas serait mort le 6 décembre 343. Au fil des ans, les récits de ses miracles et de son travail pour les pauvres se sont répandus dans d’autres parties du monde. Il est devenu connu comme le protecteur des enfants et des marins et a été associé à la distribution de cadeaux. Il a été un saint populaire en Europe jusqu’à l’époque de la Réforme dans les années 1500, un mouvement religieux qui a conduit à la création du protestantisme, lequel s’est détourné de la pratique consistant à honorer les saints. Saint Nicolas est cependant resté une figure importante en Hollande.

Les Hollandais ont continué à célébrer la fête de saint Nicolas, le 6 décembre. Les enfants avaient l’habitude de ranger leurs chaussures la veille au soir. Au matin, ils découvraient les cadeaux que saint Nicolas avait laissés là pour eux. Les immigrants néerlandais ont apporté la légende de Saint-Nicolas, qu’ils connaissaient sous le nom de Sint Nikolaas ou par son surnom, Sinterklaas, en Amérique dans les années 1700.

Saint Nicolas a subi de nombreuses transformations en Amérique : Sinterklaas est devenu le Père Noël, et au lieu de donner des cadeaux le 6 décembre, il est devenu une partie de la fête de Noël. Dans le poème de 1820 « An Account of a Visit from Saint Nicholas » de Clement Clarke Moore, il est décrit comme un homme jovial et lourd qui descend par la cheminée pour laisser des cadeaux aux enfants méritants et conduit un traîneau tiré par des rennes volants. Le dessinateur Thomas Nast a ajouté à la légende de Saint-Nicolas avec un dessin de 1881 représentant le Père Noël portant un costume rouge bordé de fourrure blanche. Autrefois un évêque gentil et charitable, Saint Nicolas était devenu le Père Noël que nous connaissons aujourd’hui.

En 2017, une équipe de l’Université d’Oxford a testé au radiocarbone un fragment d’os pelvien que l’on dit provenir de Saint Nicolas. Le test a confirmé que le fragment d’os, appartenant à un prêtre américain, datait de l’époque du saint.

Les archéologues ont ensuite espéré faire correspondre cet os à d’autres ayant prétendument appartenu à saint Nicolas, notamment ceux conservés dans une crypte à Bari, en Italie, depuis le XIe siècle.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *